Naïda Ayikoé

Suivie par Cap Emploi 72 depuis janvier 2016, Naïda Ayikoé est la preuve qu'une reconversion après un grave accident de voiture est tout à fait possible.

 

Naïda Ayikoé, « une candidate qui revient de loin »

Suivie par Cap Emploi 72 depuis  janvier 2016, Naïda Ayikoé est la preuve qu'une reconversion après un grave accident de voiture est tout à fait possible.

A tout juste 31 ans, la vie n'a pas toujours été tendre avec elle. Née  au Togo, notre jeune candidate  qui plus est maman célibataire d'un garçon de 9 ans.  En juin 2014 alors qu'elle était destinée à un bel avenir et qu'elle  travaillait pour le compte du Groupe Noz à Saint Berthevin prés de Laval comme commerciale sa vie bascule. 

Un grave accident l'immobilise  pour de longs mois qui a entrainé une lourde  opération des cervicales. Afin d'être aidée et soutenue, elle quitte la Mayenne pour venir s'installer chez ses parents au Mans. Cette période compliquée et douloureuse a engendré de nombreuses déconvenues dont un  licenciement après avoir été déclarée  inapte par la médecine  du travail. » J'adorais mon métier, je n'acceptais pas de rester à ne rien faire. A l'époque, j'effectuais de 10 à 20 demandes d'emploi par jour  principalement dans les assurances. On me répondait que je n'avais pas le niveau requis, j'ai donc décidé de faire une formation pour obtenir mon BTS  comme négociatrice Technico Commerciale que j'ai d'ailleurs passé et obtenu en octobre dernier».

Lorsqu'elle  rencontre sa candidate, sa conseillère Cap Emploi a ressenti une profonde détresse « Melle Ayikoé était en pleine période  de révolte contre le racisme, la société  et surtout la galère financière qu'elle traversait » alors : « je lui ai dit, la vie est injuste certes mais il faut s'accrocher et on va tout faire pour... ». Depuis, Naïda a fait du chemin, au bout de 4 mois de formation, elle choisi de rejoindre en octobre dernier la Caisse d'Epargne du Mans qui lui a proposé un contrat de Professionnalisation d'un an. Ce choix ne s'est pas avéré simple ni sans contrainte puisqu'il impliquait de prendre une chambre une semaine par mois sur Nantes dans le cadre de  sa formation théorique. Malgré tout, le sourire  est revenu : « même si je ne gagne pas beaucoup je suis bien là ou je travaille. Les cours sont chargés avec beaucoup d'économie et de droit.  Je ne sais pas encore ce que cela va donner à l'issue de mon contrat  en septembre prochain mais je reste optimiste. Mon fils va bien et c'est  tout aussi important».

Comme quoi à force de persévérance et aussi au gré de » belles rencontres », tout est possible...

                                           Naïda Ayikoé

 

 

 

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